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5G : la France lance les enchères pour l'attribution des premières fréquences

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Repoussé au printemps à cause du coronavirus, la France lançait les enchères pour l'attribution des premières fréquences.
Repoussé au printemps à cause du coronavirus, la France lançait les enchères pour l'attribution des premières fréquences.   -   Tous droits réservés  EBS
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Repoussées au printemps dernier à cause du coronavirus, les enchères pour l'attribution des premières fréquences de la 5G ont été lancées ce mardi en France, en vue d'un déploiement d'ici à la fin de l'année. Le pays est-il en retard par rapport à ses voisins européens ? Euronews fait le point.

Son déploiement fait déjà des étincelles, mais la 5G va désormais faire monter les compteurs en France. Repoussé au printemps à cause du coronavirus, les enchères pour l'attribution des fréquences ont été lancées ce mardi.

Les quatre principaux opérateurs téléphoniques français (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free) ont déjà obtenu chacun un bloc de fréquences de 50 mégahertz (MHz), au prix fixe de 350 millions d'euros. Ils vont désormais tenter de remporter les meilleures fréquences d'un second bloc de 110 MHz mis en jeu.

  • 2 milliards d'euros pour l'État

A la clé pour l'État, une rentrée d'argent de 2,17 milliards d'euros minimum. Mais un opérateur ne pourra pas acquérir plus de 100 MHz "pour donner ses chances à chacun", explique le régulateur français des télécoms Arcep, qui encadre les enchères. Objectif : déployer la 5G dans les principales grandes villes à compter de la fin de l'année.

"En 2019 l'année dernière, nous avons défini avec le gouvernement la règle du jeu de cette attribution de fréquences, le cahier des charges qui permet les enchères et donc maintenant en 2020, nous conduisons l'attribution de fréquences", explique Sébastien Soriano, président de l'ARCEP, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes.

"Et à la fin de l'année, les opérateurs seront en situation de lancer le service, ce sera leur responsabilité, c'est pas l'Arcep qui les oblige à lancer le service mais à partir de la fin de l'année, les opérateurs pourront lancer le service, donc on pourra voir effectivement des smartphones 5G sous le sapin de Noël", ajoute-t-il.

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5G : où en est le déploiement en Europe ?Euronews

  • La France en retard dans le déploiement de la 5G ?

La France commencerait ainsi à rattraper son retard sur la Chine, les Etats-Unis et sur ses voisins. Une quinzaine de pays européens ont déjà bien avancé dans l'attribution des fréquences et proposent même déjà des offres commerciales à grande échelle, selon l'Observatoire européen de la 5G, qui se base sur des données de IDATE DigiWorld. C'est le cas de l'Espagne, de l'Allemagne ou encore du Royaume-Uni.

Si le président français Emmanuel Macron soutient le déploiement de la 5G, qui doit accélérer les débits et améliorer la connectivité des entreprises, dans les transports ou encore les usines.

Mais son arrivée est loin de faire l'unanimité. Près de 70 élus de gauche et écologistes ont demandé mi-septembre un moratoire sur l'attribution des fréquences. Ils invoquent notamment des risques pour la santé. L'Agence nationale de sécurité sanitaire prépare d'ailleurs un rapport à ce sujet pour 2021.

  • Des risques pour la santé et l'environnement ?

Mais selon un rapport conjoint du Conseil général de l’environnement et du développement durable, de l'Inspection générale des affaires sociales, de l'Inspection générale des finances et du Conseil général de l’économie, "au vu du grand nombre d’études publiées depuis les années 1950, en France et dans le monde, sur les effets des radiofréquences sur la santé, il n’existe pas, selon le consensus des agences sanitaires nationales et internationales, d’effets néfastes avérés à court terme, c’est-à-dire d’effets thermiques délétères sur les tissus, en dessous des valeurs limites d’exposition recommandées par l’ICNIRP, ni dans le grand public, ni chez les travailleurs".

Les détracteurs de la 5G dénoncent aussi son impact environnemental. Cette technologie sera plus énergivore que la 4G. Et selon le think thank The Shift Project, les dépenses en énergie du réseau devraient augmenter de 35 % entre 2019 et 2025