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Toits végétalisés, écoparc et fermes : Londres multiplie les initiatives pour devenir plus verte

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Toits végétalisés, écoparc et fermes : Londres multiplie les initiatives pour devenir plus verte
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Non loin du quartier d'affaires de Canary Wharf à Londres, nous visitons un écoparc qui fait partie de la cinquantaine de projets menés dans la capitale britannique pour donner plus de place à la nature.

Des vergers, des houblonnières et des ruches s'y épanouissent. Le site est géré par l'un des bénévoles appelés Park City Rangers.

Lesley Wertheimer officie dans cet écoparc : "On travaille sur des prescriptions vertes, c'est pour les personnes qui sont en mauvaise santé mentale et/ou physique et qui ressentent des bienfaits à se trouver dans un lieu comme celui-ci, soit en se promenant sur place, soit en s'impliquant dans l'entretien de l'écoparc," explique-t-elle.

Championne européenne des toits végétalisés

La ville de Londres qui a promis 12 millions d'euros pour créer des espaces verts et encourager les aménagements respectueux de l'environnement est déjà dotée à 47,5% d'espaces verts. Mais pour atteindre les 50% en 2050, les quartiers les plus construits doivent évoluer.

"Tous les nouveaux développements urbains doivent intégrer un élément comme un toit végétalisé ou une infrastructure verte," indique Shirley Rodrigues, maire adjointe en charge de l'environnement et de l'énergie. "Il faut savoir que Londres dispose de plus de toits végétalisés que n'importe quelle autre ville en Europe et c'est exceptionnel pour favoriser la présence des espèces sauvages au cœur de la ville," souligne-t-elle.

Au dernier étage d'un immeuble du quartier de Paddington, une ferme urbaine Square Mile Farms a germé. On y cultive des légumes hors sol et on réalise ces murs de végétaux destinés à être installés dans les immeubles de bureau par exemple.

"On s'est rendu compte qu'il y a beaucoup d'espaces en béton sous-utilisés à Londres," fait remarquer Dhiresh Tailor qui travaille sur place. "On veut y amener du vert, y faire entrer la nature, mais aussi intégrer des plantes comestibles pour que les gens se les approprient, apprennent à faire pousser des aliments dans les ensembles d'habitation et de bureau," dit-il.

Façades vertes et plantations urbaines

Verdir les façades est une autre piste possible pour attirer les espèces sauvages et contribuer à réguler la température des bâtiments.

Et puis dans un secteur animé du nord de Londres, des bénévoles font des plantations, et ce en plein cœur de Haringey.

Luke Newsome est le Park City Ranger qui s'occupe de ce nouvel espace vert. "Avant qu'il y ait un jardin ici, c'était un lieu fréquenté par des ivrognes," fait-il savoir. "D\_epuis que les barrières ont été enlevées, c'est un lieu ouvert dont les riverains sont fiers de s'occuper,"_ affirme-t-il.

L'an dernier, Londres, pourtant, l'une des capitales les plus polluées au monde, a été la première à être officiellement nommée "ville parc national". Une initiative lancée par la National Park City Foundation. Huit millions d'arbres sont en effet recensés dans le Grand Londres.

Journaliste • Victoria Smith