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Covid-19 : la Serbie mise sur le vaccin russe

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Par Euronews
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Covid-19 : la Serbie mise sur le vaccin russe
Tous droits réservés  Pavel Golovkin/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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La Serbie a donné un coup d'accélérateur à sa campagne de vaccination contre le Covid-19 : le pays, qui manquait de tout au printemps dernier, est le deuxième à assurer un déploiement aussi vaste en Europe, juste derrière le Royaume-Uni. Belgrade, candidat pour rejoindre les 27, mais toujours proche de Moscou, n'a pas hésité à faire appel aux vaccins russes et chinois pour couvrir les besoins de sa population.

"La Serbie a été l'un des rares pays à considérer l'achat et la distribution de vaccins comme un problème de santé publique et non géopolitique", estime la première ministre serbe Ana Brnabic. "Ce qui explique sans doute notre réussite. La seule question pertinente pour nous est de savoir si un vaccin est sûr et efficace, et je pense que le monde serait dans un autre état aujourd'hui si chacun voyait le vaccin de cette manière".

C'est pourtant bien sur le plan sanitaire que les Etats occidentaux ont formulé des doutes, quant à l'inocuité du vaccin Spoutnik.

"Nous savons qu'en Russie, de nombreux médecins refusent de se faire administrer ce vaccin, que le président russe ne se l'est pas encore fait injecter", note Nicu Popescu, directeur du programme Europe élargie au sein du conseil européen des relations extérieures, "et que les sondages font état d'une certaine défiance. Et je pense que c'est en partie parce que la Russie a survendu donné une dimension politique à la promotion de son vaccin en août et septembre, qu'elle a à fait baisser le niveau de confiance en son efficacité à moyen terme".

La Hongrie a déjà autorisé le vaccin russe, et d'autres pays de l'Union pourraient lui emboîter le pas, si l'agence européenne du médicament donne son accord.

L'Union européenne doit pour l'instant faire face à une importante pénurie de vaccins : après Pfizer BioNtech et Astrazeneca, Moderna a annoncé des livraisons en quantité moins importantes que prévu au mois de février.