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Covid-19 : les Français dans l'attente du couperet d'Emmanuel Macron

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Service de réanimation d'Amiens, dans le nord de la France, 30 mars 2021
Service de réanimation d'Amiens, dans le nord de la France, 30 mars 2021   -   Tous droits réservés  Francois Mori/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Les chiffres du Covid-19 grimpent en France. Le nombre de malades en réanimation est passé à 5 072, toutes les régions sont concernées, le taux d'incidence augmente aussi. Et certains Français n'en peuvent plus, à l'image de ces 400 jeunes réunis sur les quais de Saône mardi soir à Lyon.

Le président français Emmanuel Macron réunit un nouveau Conseil de défense ce jour pour trancher. Plusieurs solutions se présenteraient en attendant une nouvelle montée en puissance des vaccinations, mais territoire par territoire, le président se refusant à un confinement strict général.

Parmi les pistes discutées pour freiner l'épidémie et éviter le tri des patients dans des services hospitaliers engorgés : la fermeture des écoles, le transfert des patients sans accord des familles avec prise en charge de l'hébergement de ces familles et de leur chômage partiel si besoin, ou retour à un confinement dur avec attestation qui ressemblerait à celui du printemps dernier.

Emmanuel Macron a annoncé qu'il s'adresserait aux Français ce soir à 20h, une allocution présidentielle devenue synonyme de décisions de grande ampleur depuis le début de la crise il y a un an.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a demandé la fermeture des écoles dans la région parisienne ce matin.

La proposition faite par la présidente ex-LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, d'avancer les vacances de printemps prévues à partir du 17 avril, pour fermer les écoles durant un mois est aussi regardée de près à l'Elysée.

Depuis lundi, un seul cas de Covid justifie la fermeture d'une classe dans les régions les plus touchées par l'épidémie. Résultat : les fermetures ont quasiment doublé à Paris en une journée, passant de 246 à 473 selon la mairie.

AstraZenaca pour les plus de 60 ans en Allemagne

En Allemagne, et c'est un nouveau coup dur pour la campagne de vaccination à l'échelle européenne, le vaccin AstraZenaca n'est désormais plus administrable qu'aux plus de 60 ans, contre 55 ans en France.

Cette décision est intervenue après qu'un total de 31 cas de caillots sanguins ayant entraîné neuf décès, ont été signalés sur les 2,7 millions de doses administrées dans le pays.

"La confiance naît du fait que l'on sait que chaque soupçon, chaque cas individuel fera l'objet d'une enquête. Le gouvernement fédéral et les gouvernements des Länder s'y engagent. Les règles désormais nouvelles pour l'utilisation d'AstraZeneca ont bien sûr aussi des conséquences pour l'organisation de la campagne de vaccination dans un avenir proche" a expliqué la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le Sputnik V en Autriche ?

Pendant ce temps, en Autriche voisine, les autorités sont en pourparlers avec la Russie pour acheter un million de doses de son vaccin Sputnik V. Mais le vaccin doit encore être approuvé par l'Agence européenne des médicaments.

Sebastian Kurz, le chancelier autrichien, a expliqué :

"Nous allons avoir des entretiens avec des experts dans les prochains jours : avec le président de la Chambre médicale autrichienne, mais aussi avec les partis parlementaires, afin de prendre une décision rapidement. De mon point de vue, il est logique de ne pas regarder d'où vient un vaccin, mais de savoir s'il est sûr et efficace !"

Près de la moitié des Britanniques immunisés ?

Le Royaume-Uni, lui semble entrevoir le bout du tunnel, près de la moitié de la population possède désormais des anticorps contre le Covid-19, soit parce que les Britanniques ont été contaminés, soit parce qu'ils ont été vaccinés. C'est ce que révèlent les tests effectués par l'Office national des statistiques.

30 millions de Britanniques ont été vaccinés selon le dernier décompte.