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L'opposant russe Alexeï Navalny, qui risquait la mort, accepte d'arrêter sa grève de la faim

Des manifestants protestant contre la détention d'Alexeï Navalny en Russie, dans la capitale allemande, Berlin, le 21 avril 2021
Des manifestants protestant contre la détention d'Alexeï Navalny en Russie, dans la capitale allemande, Berlin, le 21 avril 2021 Tous droits réservés Markus Schreiber/AP
Tous droits réservés Markus Schreiber/AP
Par Joël Chatreau
Publié le Mis à jour
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Le détracteur le plus acharné du régime politique de Vladimir Poutine ne s'alimente plus depuis 24 jours pour protester contre son emprisonnement.

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Il a tenu 24 jours sans manger mais son état de santé inspirait de plus en plus d'inquiétude à son épouse, son entourage et spécialement ses médecins... Alexeï Navalny, l'opposant russe le plus acharné pour dénoncer le régime politique mis en place par le président Vladimir Poutine, a préféré renoncer à la grève de la faim qu'il menait dans sa prison.

Le détenu politique l'a annoncé vendredi 23 avril à la mi-journée via son compte Astagram :

Je ne retire pas ma demande de voir le médecin qu'il faut, je perds la sensibilité de parties de mes mains et de mes jambes (...) Etant donné cette évolution et ces circonstances, je commence à mettre fin à ma grève de la faim
Alexeï Navalny

Jeudi, plusieurs médecins qui suivent de près la condition physique d'Alexeï Navalny, âgé de 44 ans, l'ont supplié d'arrêter "immédiatement" sa grève, expliquant qu'ils craignaient pour sa vie, et d'ores et déjà qu'ils redoutaient des "dommages considérables" pour sa santé s'il persistait.

L'opposant, qui ne cesse notamment de s'indigner de la corruption au sein du pouvoir russe, accuse l'administration pénitentiaire de le priver d'accès à un médecin à l'intérieur de la prison alors qu'il souffre d'une double hernie discale. Selon ses avocats, les gardiens aimaient aussi le torturer moralement en le réveillant toutes les heures au cours de la nuit, et le privant ainsi de sommeil.

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