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Allemagne : record des crimes d'extrême droite en 2020

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Allemagne : record des crimes d'extrême droite en 2020
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L'Allemagne a enregistré l'an dernier un nombre record de crimes imputables à l'extrême droite qui reste "la plus grande menace pour la sécurité du pays", a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer.

23 604 : c'est le nombre d'attaques attribuées à l'extrême-droite qui se sont déroulées en Allemagne en 2020. Cela représente une hausse de 5,7% par rapport à l'année précédente et un chiffre record depuis la mise en place des statistiques il y a 20 ans.

Ces crimes vont de l'incitation à la haine raciale, aux saluts hitlériens, en passant par les assassinats. Certaines attaques sanglantes ont réveillé le spectre du terrorisme d'extrême-droite en Allemagne.

Il y a eu en 2020, à Hanau, le meurtre de neuf jeunes d'origine étrangère, tués par un un terroriste d’extrême-droite aux motivations racistes. Un an plus tôt, c'est un élu conservateur, défenseur de la politique d'accueil des migrants d'Angela Merkel, qui était assassiné par un néonazi allemand.

Pour le ministre de l'Intérieur allemand, ces crimes constituent "la plus grande menace pour la sécurité du pays". Selon lui, la pandémie a entraîné "une polarisation accrue" de la société allemande. Et les manifestations contre les restrictions ont vu s'agglomérer tout une diversité de mouvances complotistes et extrémistes.

"Il est problématique pour les autorités chargées de la sécurité de voir que de nouvelles coalitions se forment entre des manifestants ordinaires et des partisans d'idéologies conspirationnistes, des militants anti-vaccin, des militants du mouvement des citoyens du 'Reich' (un mouvement d'extrême droite), et d'autres extrémistes", a déclaré mardi Horst Seehofer, ministre allemand de l'Intérieur.

Les crimes attribués à l'extrême-droite représentent à eux seuls plus de la moitié des infractions à motivations politiques. "Il y a clairement des tendances à la brutalité dans notre pays", a déploré Horst Seehofer, dénonçant également une hausse des crimes commis par l'extrême gauche et par des islamistes.