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Un an après sa mort, une première marche en hommage à George Floyd et à tous les autres

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Par euronews avec AP, AFP
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Marche pour George Floyd et Daunte Wright à Menneapolis, 23 mai 2021
Marche pour George Floyd et Daunte Wright à Menneapolis, 23 mai 2021   -   Tous droits réservés  Christian Monterrosa/Christian Monterrosa
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Le poing levé, c'est sur les marches du palais de justice où l'ancien policier Derek Chauvin a été reconnu coupable du meurtre de George Floyd qu'ils se sont retrouvés... Famille et amis, ils étaient tous là pour honorer sa mémoire un an après.

De là sont ensuite parties 1 500 personnes pour marcher dans les rues de Minneapolis en hommage à George Floyd, mais aussi à d'autres Afro-Américains morts lors de confrontations avec la police.

"Black Lives Matter" plus que jamais. Ben Crump, avocat de la famille Floyd, a harangué la foule à plusieurs reprises : "Dites son nom ! George Floyd"

"Quelque chose a changé ici à Minneapolis le 25 mai 2020 qui a galvanisé les gens, mais pas seulement ici, cela a galvanisé les gens dans toute l'Amérique, dans le monde entier."

Les membres de la famille Floyd sont devenus en un an des ambassadeurs de la lutte contre les violences policières aux Etats-Unis. La sœur de George, Bridgett Floyd, notamment, a pris la tête d’une coalition informelle de parents endeuillés :

"Quand nous disons que nous avons obtenu justice pour George, nous avons aussi obtenu justice pour des familles que personne n'a vu derrière nous. Des affaires qui ont été balayées sous le tapis."

A ses côtés, il y avait notamment Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, dont la mort en 2012 en Floride a justement donné naissance au mouvement "Black Lives Matter" (les vies noires comptent).

George Floyd, 46 ans, a été tué le 25 mai 2020 à Minneapolis lors de son arrestation par des policiers pour des soupçons d'utilisation de faux billet.

Retour sur ce jour funeste

George Floyd vient d'acheter des cigarettes à l'épicerie "Cup Foods" de Minneapolis. Mais le billet semble faux et un employé appelle la police.

Incapables de faire monter ce colosse de quasi deux mètres dans leur véhicule, les agents le plaquent au sol, menotté.

Derek Chauvin s'agenouille sur son cou et y reste pendant près de dix minutes, indifférent aux râles du quadragénaire, qui répète : "Je peux pas respirer" avant de perdre conscience.

Des passants, affolés, tentent en vain d'intervenir. Une jeune fille de 17 ans filme tout avec son téléphone portable. Mise en ligne, sa vidéo fera le tour du monde.

Indignés, dans les jours qui suivent les Américains descendent dans les rues pour réclamer la fin du racisme et des violences policières.

Coincés à leur domicile depuis des semaines à cause de la pandémie, les manifestants forment des cortèges inédits depuis le mouvement de lutte pour les droits civiques des années 1960.

Dans les grandes villes, la colère explose, des commerces sont pillés, un commissariat brûle même à Minneapolis. Partout, des statues de personnalités liées à l'esclavage sont déboulonnées, alors que les Etats-Unis se lancent dans une relecture critique de leur passé.

Le déploiement de la Garde nationale, des couvre-feux et l'inculpation des policiers ramènent le calme, même si des tensions persistent tout l'été à Portland.

A Paris, Londres, Lisbonne, Téhéran, Sydney ou Séoul... des foules ont aussi battu le pavé, par solidarité envers les Afro-Américains ou pour dénoncer les violences de leurs propres forces de l'ordre.