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Accusations d'espionnage à l'Otan : accréditation retirée à huit membres de la mission russe

Accusations d'espionnage à l'Otan : accréditation retirée à huit membres de la mission russe
Tous droits réservés Alex Brandon/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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L'Otan a annoncé mercredi avoir retiré leur accréditation à huit membres de la mission russe à Bruxelles pour espionnage et avoir réduit à dix le nombre des postes que la Russie peut accréditer auprès de l'Alliance.

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L'Otan a annoncé mercredi avoir retiré leur accréditation à huit membres de la mission russe à Bruxelles pour espionnage et avoir réduit à dix le nombre des postes que la Russie peut accréditer auprès de l'Alliance.

"Nous avons retiré l'accréditation de huit membres de la mission russe auprès de l'Otan, qui étaient des officiers du renseignement russe non déclarés"
Un responsable de l'Alliance

"Nous pouvons également confirmer que nous avons réduit à 10 le nombre des postes que la Fédération de Russie peut accréditer auprès de l'Otan", a-t-il ajouté.

La mesure sera effective à la fin du mois d'octobre, a-t-on précisé à l'Otan.

La décision d'expulser les diplomates russes accusés d'espionnage par l'Otan appartient à la Belgique, où l'Alliance a son siège.

"La politique de l'Otan à l'égard de la Russie reste cohérente. Nous avons renforcé notre dissuasion et notre défense en réponse aux actions agressives de la Russie, tout en restant ouverts à un dialogue constructif", a souligné le responsable de l'Alliance.

Les pays de l'Alliance atlantique avaient dénoncé en avril les "actions déstabilisatrices" de la Russie dans certains pays de l'Alliance et annoncé l'examen de mesures de rétorsion.

Une mesure de rétorsion qui n'est pas nouvelle

En mars 2018 déjà, l'Otan avait décidé de retirer leurs accréditations à sept membres de la mission russe et de les faire expulser de Belgique et de rejeter trois demandes d'accréditation supplémentaires à la suite de l'empoisonnement de Sergueï Skipral, un ancien agent russe, et de sa fille au Royaume-Uni.

Le nombre des accréditations de la mission de la Russie à Bruxelles avait alors été réduit de 30 à 20.

Cet assassinat perpétré sur le territoire britannique avait provoqué une grave crise diplomatique. Les pays occidentaux ont expulsé quelque 150 diplomates russes et Moscou a expulsé à son tour le même nombre de diplomates occidentaux.

Les deux agents russes soupçonnés par Londres dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal sont également impliqués dans l'explosion, en 2014, d'un dépôt de munitions à Vrbetice, dans l'est de la République Tchèque, qui a fait deux morts et causé d'importants dégâts matériels.

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