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Irak : premier vol de rapatriement en provenance de la frontière polono-bélarusse

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Par Euronews  avec AFP
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Près de 430 migrants, majoritairement originaires du Kurdistan irakien, ont été rapatriés ce jeudi à Erbil (Irak)
Près de 430 migrants, majoritairement originaires du Kurdistan irakien, ont été rapatriés ce jeudi à Erbil (Irak)   -   Tous droits réservés  SAFIN HAMED/AFP or licensors

Un appareil irakien parti de Minsk avec à son bord des migrants qui étaient bloqués à la frontière polono-bélarusse a atterri jeudi soir à l'aéroport d'Erbil, au Kurdistan d'Irak, région d'où nombre d'entre eux sont originaires.

Au total, 431 personnes se trouvaient à bord du Boeing 747 de la compagnie nationale Iraqi Airways. L'immense majorité des passagers est descendue à Erbil de l'appareil qui devait redécoller dans la soirée pour Bagdad.

Parmi les passagers se trouvaient de nombreux enfants et femmes. A leur descente d'avion, certains se cachaient le visage afin de ne pas apparaître sur les images retransmises en direct par les télévisions locales.

"J'ai dépensé plus de 4000 dollars pour arriver au Bélarus", déplore après sa descente d'avion un habitant d'Erbil qui ne souhaite pas donner son nom. Là-bas, "la situation était très difficile, on a dû se nourrir d'herbes et de feuilles d'arbres et il faisait froid", explique-t-il.

Il explique que "les passeurs font traverser les migrants en leur faisant payer entre 6000 et 7000 dollars", mais qu'il est "difficile de passer pour ceux qui ont des familles".

Un habitant de la région de Sinjar, dans le nord de l'Irak, raconte de son côté que si "la situation là-bas (au Bélarus, ndlr) était difficile, ici c'est pire. Ce sont des conditions difficiles (en Irak, ndlr) qui nous ont poussés à émigrer".

Ce rapatriement, le premier depuis le début de la crise migratoire à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, se fait "sur la base du volontariat", selon le gouvernement de Bagdad.

Les Kurdes d'Irak rentrés jeudi faisaient partie d'un groupe de plusieurs milliers de migrants, originaires principalement du Proche-Orient, qui étaient bloqués depuis des jours le long de la frontière polonaise, dans l'espoir de gagner l'UE.