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Washington qualifie de "génocide" les violences de l'armée birmane contre les Rohingyas

Selon l'ONGI Save the children, plus de la moitié des réfugiés rohingyas sont des enfants.
Selon l'ONGI Save the children, plus de la moitié des réfugiés rohingyas sont des enfants. Tous droits réservés K.M. ASAD/AFP or licensors
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Par Euronews
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Les Etats-Unis ont pour la première fois déclaré officiellement lundi que la minorité musulmane des Rohingyas avait été victime d'un "génocide" perpétré par l'armée birmane en 2016 et 2017.

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Les Etats-Unis ont pour la première fois déclaré officiellement lundi que la minorité musulmane des Rohingyas avait été victime d'un "génocide" perpétré par l'armée birmane en 2016 et 2017.

"J'ai établi que des membres de l'armée birmane ont commis un génocide et des crimes contre l'humanité contre les Rohingyas en 2016 et 2017", a déclaré à Washington le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Des preuves montrent "une intention claire derrière ces atrocités, une intention de détruire des Rohingyas, en totalité ou en partie", a-t-il ajouté. "Les intentions de l'armée sont allés au-delà du nettoyage ethnique, pour aller jusqu'à une véritable destruction" de cette minorité, selon lui.

Il a précisé qu'il s'agit de la huitième fois depuis l'Holocauste que les Etats-Unis reconnaissent officiellement l'existence d'un génocide.

La junte militaire fait déjà l'objet d'une procédure au sein de la Cour internationale de Justice depuis 2019. Des témoignages font état de tortures et de viols commis par l’armée birmane. Certaines organisations internationales évoquent "un nettoyage ethnique".

Depuis 2017, 740 000 membres de cette minorité musulmane ont fui vers le Bangladesh et leur retour en Birmanie, pays à majorité bouddhiste paraît encore plus compromis depuis le coup d'Etat militaire de 2021. La lauréate déchue du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, a été renversée par l'armée birmane. Elle est depuis continuellement poursuivie par la junte pour différents chefs d'accusations. Le putsch de février 2021 avait été condamné par les Etats-Unis, l'Australie ou encore l'ONU. Depuis, l'ancienne dirigeante est à nouveau assignée à résidence.

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