Rapport-choc d'Amnesty international sur les armes anti-émeutes

Archives : soldats israéliens déployés près de Naplouse (Cisjordanie occupée), le 11/10/2015
Archives : soldats israéliens déployés près de Naplouse (Cisjordanie occupée), le 11/10/2015 Tous droits réservés JAAFAR ASHTIYEH/AFP
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Par euronews avec AFP, AP
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Amnesty international dénonce un usage abusif et de "plus en plus généralisé" des armes anti-émeutes. L'ONG de défense des droits de l'Homme le dit dans un rapport, fruit de plusieurs années d'enquête.

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"Mon œil a explosé", c'est le titre choc d'un rapport publié ce mardi par Amnesty International. L'ONG de défense des droits de l'homme dénonce ainsi l'usage abusif et de "plus en plus généralisé" des armes anti-émeutes, tels que les projectiles à impact cinétique, principalement les balles de caoutchouc et en plastique, par les forces de l'ordre dans le monde.

L'ONG plaide aux côtés d'une trentaine d'autres organisations pour la signature d'un traité international contre le commerce de ce qu'elle qualifie d'"instruments de torture".

"Nous estimons qu’il faut de toute urgence mettre en place un encadrement mondial juridiquement contraignant de la fabrication et du commerce de ces armes à létalité réduite", estime ainsi Patrick Wilcken, chercheur au sein de l’équipe Armée, sécurité et maintien de l’ordre d’Amnesty International.

Le rapport est le résultat de cinq années de recherche dans plus de 30 pays.

Il révèle que des milliers de manifestants et de passants ont été mutilés et certains mortellement, suite à l’utilisation de ces armes de maintien de l’ordre.

En France, par exemple, le rapport évoque près de 2 500 manifestants blessés au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes.

Au Chili, des centaines de lésions oculaires ont été constatées lors des manifestations ces dernières années.

"Les chiffres réels sont probablement bien plus élevés", souligne Amnesty International.

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