L'envie pour l'élargissement de l'UE aux Balkans est en déclin

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Par Joanne Massard
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La France, les Pays-Bas et le Danemark restent hostiles à l'ajout de nouveaux pays. Et ce malgré les recommandations de la Commission européenne d'entamer le processus pour l'Albanie et la Macédoine du Nord.

Il fut un temps où l'Europe était tournée vers l'Est, mais aujourd'hui, l'envie pour l'élargissement de l'UE aux Balkans est en déclin.

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La France, les Pays-Bas et le Danemark restent hostiles à l'ajout de nouveaux pays. Et ce malgré les recommandations de la Commission européenne d'entamer le processus pour l'Albanie et la Macédoine du Nord.

S'adressant exclusivement à Euronews, le Premier ministre albanais Edi Rama déplore la position des dirigeants européens au Conseil : "Nous devons admettre que de plus en plus, les décisions du Conseil ne sont pas basées sur ce que nous faisons, sur ce que font des pays comme le nôtre, mais sur la situation interne ou la dynamique politique interne des différents Etats membres".

Une enquête à venir du Conseil européen sur les relations extérieures montre que l'opinion publique est largement frileuse lorsqu'il s'agit d'accueillir de nouveaux voisins. Les Autrichiens et les Allemands, qui accueillent les plus grandes diasporas des Balkans, sont parmi les plus sceptiques quant à l'élargissement.

L'ambassadeur de l'Union Europénne, Luigi Soreca en Albanie témoigne : "Il y a des domaines où l'institution albanaise dans son ensemble doit continuer à travailler : la lutte contre la corruption, c'est une lutte quotidienne comme celle contre le crime organisé car le trafic de drogue évolue."

Pour Edi Rama, si l'Union entament des pourparlers d'adhésion avec la Macédoine du Nord avant l'Albanie, cela sera dommageable pour la région : "l'Europe n'est pas simplement un processus bureaucratique ou un club de pays développés que nous rêvons de rejoindre. L'Europe est ce qu'elle était pour les pères fondateurs : un projet de paix et de coopération."

Les deux pays attendent que les dirigeants de l'UE maintiennent la demande de la Commission européenne à Bruxelles d'ouvrir les négociations.

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