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Un sommet européen compliqué pour réduire de toute urgence les prix du gaz

Les Etats membres sont divisés sur la proposition de plafonner les prix du gaz dans l'UE.
Les Etats membres sont divisés sur la proposition de plafonner les prix du gaz dans l'UE. Tous droits réservés FRANCOIS LENOIR/
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Par Grégoire LoryYolaine de Kerchove (traduction)
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Les 27 sont divisés sur la réponse à donner à la crise énergétique.

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Faire baisser les prix du gaz, c'est l'enjeu principal du sommet européen qui a débuté ce jeudi à Bruxelles.

Les chefs d'Etat et de gouvernement vont négocier autour des dernières propositions faites par la Commission européenne. Pour le président français, les principaux outils pour progresser sont désormais sur la table.

"Des mécanismes de plafond sur les différents prix du gaz, des mécanismes pour décorréler les prix du gaz et de l'électricité comme ça a été permis pour l'Espagne et le Portugal, et des achats groupés européens, vraiment effectifs puisqu'on a décidé le principe il y a plusieurs mois. Donc c'est un ensemble de mesures mais qui doivent viser à réduire le prix du gaz, à dissuader les spéculateurs à venir profiter de la situation et à baisser notre prix de l'électricité", annonce le président français Emmanuel Macron.

Mais une proposition divise profondément les 27: le plafonnement du prix du gaz. L'Allemagne et les Pays-Bas ne veulent pas d'une telle intervention. Le refus de Berlin et son plan national de soutien aux citoyens et aux entreprises provoquent d'ailleurs des tensions avec ses partenaires.

Pour Krisjanis Kariņš, premier ministre letton : "Le danger est tel que certains États membres, disons qu'ils disposent d'un budget plus important ou d'une plus grande marge de manœuvre pour emprunter de l'argent, peuvent soutenir leurs entreprises et leurs ménages davantage que d'autres États membres. Nous commençons alors à avoir ce que nous appelons généralementun terrain de jeu inégal.La concurrence interne européenne devient alors un peu paralysée et nous devons nous en prémunir. Et nous devons trouver un moyen de surmonter des tendances quasi protectionnistes".

L'Allemagne, accusée de privilégier ses intérêts, réfute ses critiques et assure agir dans un esprit de solidarité européenne.

Nous sommes le plus grand soutien de l'Europe, nous payons généralement 26% du budget et nous développons beaucoup de mécanismes de solidarité comme nous l'avons fait lors des dernières crises.
Olaf Scholz
chancelier allemand

Tous les dirigeants appellent à dépasser leurs différences pour parvenir à une réponse commune. Si la question énergétique divise les 27, les responsables devraient en revanche se rassembler sur les questions internationales. Ils rappellent leur soutien à l'Ukraine et veulent s'assurer que les sanctions à l'encontre de la Russie ne puissent pas être contournées.

Video editor • Vassilis Glynos

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