EventsÉvènementsPodcasts
Loader
Find Us
PUBLICITÉ

"Une rencontre plus coopérative et orientée vers l'avenir"

Rencontre des dirigeants de l'UE et des Balkans occidentaux à Tirana
Rencontre des dirigeants de l'UE et des Balkans occidentaux à Tirana Tous droits réservés European Union
Tous droits réservés European Union
Par Efi Koutsokosta
Publié le
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

L’UE et les Balkans occidentaux essayent de tourner la page des frustrations des candidats à l’adhésion au projet européen. Les dirigeants se sont retrouvés à Tirana pour se projeter vers l’avenir.

PUBLICITÉ

Les dirigeants de l’UE et des Balkans occidentaux se sont retrouvés pour un sommet en Albanie. Pour la première fois, un pays candidat à l’adhésion organisait cette rencontre. Cette réunion était l’occasion pour les responsables politiques de faire le point sur les procédures et les réformes engagées par les six pays balkaniques.

La guerre menée par la Russie en Ukraine a créé un sentiment d'urgence et a donné un nouveau souffle à la politique d’élargissement des 27. Euronews a interrogé à Tirana la Première ministre estonienne Kaja Kallas.

Euronews :

Lors de la dernière rencontre, les dirigeants des Balkans étaient furieux et estimaient qu'il s'agissait d'une perte de temps. Est-ce que les choses ont changé depuis ?

Kaja Kallas :

Oui. La dernière réunion était très très tendue parce qu'il y avait cette frustration des Balkans occidentaux à l'égard de l'Union européenne qui ne tient pas vraiment ses promesses. Mais cette fois-ci nous avons la libéralisation des visas avec le Kosovo. Nous avons la perspective d'une adhésion de la Bosnie-Herzégovine. Nous avons fait différents pas. Donc c'était une rencontre plus coopérative et orientée vers l'avenir.

Euronews :

Peut-on parler d'un élan ici ?

Kaja Kallas :

Bien sûr, l'Union européenne est une union de 27 Etats membres, c'est pourquoi nous avons 27 opinions publiques différentes aussi. Mais je vois vraiment que c'est une opportunité, non seulement pour les Balkans occidentaux mais aussi pour l'Union européenne car si cette région est en paix, en sécurité et prospère économiquement, c'est bénéfique pour l'ensemble de l'Europe, et l'ensemble de l'Europe est en paix et plus prospère. C'est donc aussi dans l'intérêt de l'Union européenne d'avoir de nouveaux membres.

Euronews :

Est-ce que la guerre en Ukraine a changé les choses concernant l'élargissement ? Et pourquoi les Balkans occidentaux sont-ils si importants pour l'UE ?

Kaja Kallas :

Cela a changé notre regard, et je pense aussi que cela nous a rendu plus uni, et aussi avec les Balkans occidentaux, car cela a fait ressortir que les valeurs européennes que nous partageons sont celles qui sont en jeu en Ukraine. La Russie a attaqué l'Ukraine parce que le pays a des aspirations européennes. Ce n'est pas dans l'intérêt de l'Union européenne de laisser filer différents pays.

Euronews :

Concernant les sanctions contre la Russie, il y a des avertissements sur le fait que ces mesures ne sont pas efficaces. Vous partagez cette analyse ?

Kaja Kallas :

Les services de renseignements montrent clairement que les sanctions font mal à la Russie. Et pourquoi les Russes nous demandent constamment de lever les sanctions, d'utiliser différents outils pour lever les sanctions ? Souvenez-vous lorsque la propagande russe disait que la faim était leur dernier espoir pour lever les sanctions, c'est très cynique. Mais les sanctions font vraiment mal. Bien sûr nous ne savons pas l'ampleur puisque l'économie russe n'est pas transparente comme nos économies. Nous ne savons pas tout. Mais nos services de renseignements nous disent que les sanctions blessent et nous devons faire preuve de patience stratégique.

Journaliste • Stefan Grobe

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

State of the Union : protéger la nature et contrôler les grandes entreprises technologiques

State of the Union : économie de guerre et aide humanitaire

"State of the Union" : défense de la démocratie et aide à Gaza