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State of the Union : Ursula von der Leyen est "mieux placée que les autres candidats"

L'actuelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a les cartes en main pour un nouveau mandat
L'actuelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a les cartes en main pour un nouveau mandat Tous droits réservés Sebastian Gollnow/dpa via AP
Tous droits réservés Sebastian Gollnow/dpa via AP
Par Stefan Grobe
Publié le Mis à jour
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Cet article a été initialement publié en anglais

Les 27 dirigeants se retrouvent lundi pour évoquer les postes à responsabilité de l’UE. La victoire du Parti populaire européen (PPE) aux élections européennes renforce l’éventualité d’une reconduction d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne.

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Les élections européennes ont livré leur verdict. Si l’extrême droite observe une percée, le Parti populaire européen (PPE) demeure la première force politique du continent. Les sociaux-démocrates (S&D) se maintiennent, en revanche, c’est un revers pour les libéraux de Renew. Toutefois, la coalition sortante - PPE, S&D, Renew - dispose toujours de la majorité dans l’hémicycle. Désormais, les 27 chefs d’Etat et de gouvernement doivent s’entendre sur les postes à responsabilité de l’UE.

Euronews a interrogé Jacob Kirkegaard, chercheur au German Marshall Fund et au Peterson Institute for International Economics.

Euronews :

Le centre a remporté les élections européennes et ses partis conservent une solide majorité. A quoi peut-on s'attendre maintenant ?

Jacob Kirkegaard :

Je pense que ce sera assez proche du statu quo, en fait. Je pense, par exemple, que le processus de sélection de la prochaine équipe dirigeante, c'est-à-dire les présidences de la Commission, du Conseil, du Haut représentant, je pense que cela se déroulera assez rapidement, clairement mené par la reconduction, à mon avis, d'Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission, soutenu par le fait que le PPE a fait un bon score, la CDU a fait un bon score en Allemagne. Ainsi, même si on ne peut pas dire qu'elle dispose d'un mandat démocratique fort, elle est néanmoins mieux placée que les autres candidats.

Euronews:

Supposons qu'Ursula von der Leyen soit reconduite. Essaiera-t-elle de tendre la main à l'extrême droite et quel impact cela aura-t-il sur son agenda politique ?

Jacob Kirkegaard :

Non, je ne pense pas que ce soit sa première stratégie. Elle dispose encore d'une majorité, basée sur les libéraux, le centre-droit et le centre-gauche. De plus, il ne faut pas oublier que les Verts ont subi des pertes importantes lors de ces élections. Cela signifie que les Verts, qui craignent manifestement qu'Ursula von der Leyen, dans un nouveau mandat, édulcore certains aspects du Pacte vert, doivent chercher à exercer une plus grande influence sur la politique étrangère et de sécurité commune. Ils ont besoin de chercher de l'influence plus que par le passé, car ils sont moins nombreux. Donc, si elle a besoin de tendre la main, je dirais que les Verts seraient une bien meilleure opportunité parce que cela ne lui coûterait pas grand-chose, à mon avis, en termes de soutien au sein de son propre parti et d'autres.

Euronews :

Le vrai choc, c'est la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le président français et la tenue d’élections anticipées. Que pensez-vous qu'il va se passer ?

Jacob Kirkegaard :

L'ironie de la chose, c'est que les élections européennes semblent avoir fait plus de vagues au niveau national, en premier lieu, bien sûr, en France. Je pense que nous sommes maintenant dans cette période d'incertitude aiguë pour la France. Le système des élections parlementaires françaises est un système à deux tours. Il est donc très difficile de faire des prévisions. Il privilégie les accords de coalition entre les partis. Et nous voyons ces accords se former et se défaire. Nous avons vu Les Républicains, ou du moins le chef des Républicains, Eric Ciotti, essayer de s'allier à (Marine) Le Pen. Nous avons vu des mouvements similaires pour un nouveau Front populaire à gauche.

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