L'homme, récemment converti à l'islam, ne présentait pas de signe de radicalisation.
Les enquêteurs ignorent encore les raisons qui ont poussé ce jeudi cet homme de 45 ans à tuer quatre fonctionnaires, dont trois policiers à coups de couteau sur son lieu de travail, au sein de la préfecture de police de Paris.
L'homme, originaire de Martinique, travaillait à la Direction du renseignement et souffrait de surdité. Il s'était converti à l'Islam il y a 18 mois, et se rendait régulièrement à la mosquée de son quartier, mais ne montrait pas de signe de radicalisation. Il a été abattu par un jeune policier.
"C'est quelqu'un de très calme. Je le voyais aller à la mosquée mais il avait une pratique normale", a rapporté à l'AFP une voisine. Selon des habitants, il avait deux enfants de 9 et 3 ans.
Il "n'avait jamais présenté de difficultés comportementales" ni "le moindre signe d'alerte", a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
Le parquet antiterroriste n'a pas été saisi à ce stade et une enquête a été ouverte pour homicides volontaires. Les enquêteurs explorent la piste d'un conflit personnel. Une perquisition a eu lieu à son domicile, a indiqué le procureur. Sa femme a été placée en garde à vue.