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Les forces turques progressent à la frontière syrienne

Les forces turques progressent à la frontière syrienne
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L'armée syrienne déployée dans le Nord, les soldats américains sur le départ

Après une semaine d'annonces contradictoires, un responsable américain a indiqué que tous les militaires américains, environ 1.000, déployés depuis quelques années dans le nord de la Syrie pour soutenir les forces kurdes dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), avaient reçu l'ordre de quitter le pays.

Trump annonce qu'il met fin aux négociations commerciales avec la Turquie

Accusé d'être en partie responsable de l'offensive de la Turquie en Syrie depuis qu'il a ordonné le retrait des soldats américains encore présents dans la région, Donald Trump vient d'annoncer un décret autorisant des sanctions contre les dirigeants turcs. Le locataire de la Maison Blanche indique également mettre fin aux négociations commerciales entre Washington et Ankara, ainsi que la mise en place de taxes douanières sur l'acier turc.

Progression des troupes Turques

Dépourvues d'une protection américaine et seules face à la progression des forces d'Ankara et de leurs supplétifs syriens, les forces kurdes ont demandé un déploiement de l'armée syrienne près de la frontière syro-turque.

Lancée le 9 octobre, l'opération turque a ouvert un nouveau front dans le conflit en Syrie, où interviennent acteurs régionaux et internationaux, et qui a fait depuis 2011 plus de 370.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.

Elle vise à instaurer une "zone de sécurité" de 32 km de profondeur pour séparer la frontière turque des territoires contrôlés par les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qualifiée de "terroriste" par Ankara mais soutenue par l'Occident.

Sous la couverture de l'aviation, les forces turques et leurs alliés ont conquis une bande frontalière longue d'environ 120 km, allant de la ville de Tal Abyad jusqu'à l'ouest de Ras al-Aïn.

Lundi, les forces du régime se sont déployées au sud de Ras al-Aïn, à la périphérie de la ville Tal Tamr, où leur arrivée a été saluée par des habitants, a constaté un correspondant de l'AFP.

L'armée syrienne à Minbej

Des unités de l'armée sont désormais à 6 km de la frontière, a dit l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des chars sont aux abords des villes de Tabqa et de Aïn Issa.

Et pour la première fois depuis 2012, l'armée syrienne est entrée dans la ville de Minbej, selon les médias officiels et un responsable local.

Aux abords ouest de la ville, des combattants proturcs et des véhicules militaires turcs se sont massés par centaines, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Des combats acharnés se poursuivent à Ras al-Aïn entre les troupes turques et les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition militaire dominée par les YPG, selon l'OSDH.

"Il y a un vaste réseau de tunnels sous Ras al-Aïn" utilisés par les forces kurdes, a affirmé à l'AFP Abou Bassam, un commandant syrien proturc, évoquant des tirs de snipers qui entravent aussi leur progression.

L'intervention du régime de Bachar al-Assad est un véritable retournement de situation illustrant la complexité de la guerre syrienne.

Inquiétudes de la communauté internationale

La communauté internationale redoute une escalade de la violence. L'Iran exhorte Ankara à faire marche arrière : "Nous espérons que le gouvernement turc aura la sagesse de ne pas poursuivre son action militaire. Dans l'intérêt de la région, nous espérons voir la Turquie y mettre fin. " a déclaré le président Iranien Hassan Rouhani.

L’ONU se dit également "gravement préoccupé" par l'évolution de la situation dans le nord syrien. Selon l'organisation, en une semaine l'offensive turque a provoqué le déplacement d'au moins 160.000 personnes, dont 70.000 enfants.

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