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Le Conseil des droits de l'Homme ouvre sa session sur la souffrance des Ukrainiens

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Par Laurence Alexandrowicz
Le Conseil des droits de l'Homme ouvre sa session sur la souffrance des Ukrainiens
Tous droits réservés  Fabrice Coffrini/AFP or licensors

Les assauts russes chamboulent l'ouverture de la 49e session du Conseil des droits de l'Homme, prévue jusqu'au 1er avril à l'ONU à Genève, session à laquelle doivent participer de nombreux ministres, y compris le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov mardi.

La Haute Commissaire de l'ONU aux droits humains, Michelle Bachelet a ouvert la séance sur la souffrance des Ukrainiens :

_ "L'attaque militaire contre l'Ukraine met en danger d'innombrables vies. Entre jeudi matin et la nuit dernière, notre Bureau a enregistré 406 victimes civiles, dont 102 morts (y compris 7 enfants) et 304 blessés. La plupart de ces civils ont été tués par des armes explosives ayant une large zone d'impact, notamment des tirs d'artillerie lourde et de systèmes de roquettes à lanceur multiple, ainsi que des frappes aériennes. Les chiffres réels sont, je le crains, considérablement plus élevés."_

Le secrétaire général de l'ONU s'en est pris à Vladimir Poutine : il est revenu notamment sur la fermeture en décembre de l’ ONG Memorial :

"Les autocrates, en particulier, savent que les droits de l'Homme constituent la plus grande menace pour leur pouvoir. Nier, rejeter, détourner, a déclaré Antonio Guterres. Ils ne reculent devant rien pour fouler aux pieds les droits et libertés fondamentaux. Forcer la fermeture d'une organisation des droits de l'homme reconnue, avec sa grande histoire et ses liens internationaux, n'est pas le signe d'un État fort. C'est le signe d'un État qui craint le pouvoir des droits de l'homme".

L'Ukraine a obtenu un large soutien en faveur d'un débat urgent au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur l'invasion russe, il aura lieu jeudi, et Kiev entend y demander une enquête sur les violations présumées des droits humains par Moscou, en Crimée et dans les territoires séparatistes. depuis 2014, ainsi que dans le reste du pays depuis 2022.