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Journée de la femme : au Maroc, le fléau des mariages précoces

Journée de la femme : au Maroc, le fléau des mariages précoces
Tous droits réservés Mosa'ab Elshamy/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Par euronews avec AFP
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Chaque année, des milliers de jeunes filles de moins de 18 ans sont mariées de force dans le royaume. Le manque d'éducation et la pauvreté sont en cause.

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Parmi les violences faites aux femmes, les mariages forcés et précoces restent une réalité dans plusieurs pays. Selon l'UNICEF, 12 millions de filles mineures sont mariées chaque année dans le monde.

C'est le cas au Maroc. Najat Ikhich préside la fondation Ytto qui oeuvre depuis 10 ans à lutter contre ce fléau. Elle sillonne depuis mi-février la région berbérophone du Souss Massa, une zone où plus de 44% des femmes sont analphabètes.

"Dans les campagnes, les mariages d'adolescentes sont dus au fait que les jeunes filles ne vont pas à l'école, c'est à cause de la pauvreté, de la marginalisation, du manque d'infrastructures. Dans les villes, persistent des idées conservatrices selon lesquelles la place de la jeune fille est auprès de son mari, dans certains quartiers de Casablanca, Rabat, Fès ou Marrakech", explique la présidente de l'ONG.

"Caravane" de sensibilisation

La militante va à la rencontre des populations en vue de préparer une caravane de sensibilisation qui sera lancée cet été. Des bénévoles organiseront des débats et distribueront des dons aux plus démunis.

"Cette visite nous permet de dresser une liste des villages et des communes qui nous semblent marginalisés et qui ont besoin de beaucoup d'actions, puis nous reviendrons pour une deuxième visite et nous désignerons des coordinateurs dans ces régions, et détermineront l'itinéraire final du convoi de sensibilisation", précise-t-elle.

Éduquer et développer l'autonomie des femmes, deux piliers dans la lutte contre les mariages précoces. En 2020, plus de 13 000 dérogations ont été délivrée au Maroc pour permettre le mariage de jeunes filles de moins de 18 ans. Ces chiffres n'incluent pas les mariages scellés par la simple lecture d'une sourate du coran et qui ne sont pas reconnus par la loi.

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