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Ukraine : la ville natale du président Zelensky de nouveau bombardée

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Par Euronews  avec AFP
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Un immeuble endommagé par les attaques russes des mois derniers à Kharkiv, en Ukraine, jeudi 15 septembre 2022.
Un immeuble endommagé par les attaques russes des mois derniers à Kharkiv, en Ukraine, jeudi 15 septembre 2022.   -   Tous droits réservés  Photo : Leo Correa (AP)

Dans la soirée de mercredi, les forces russes avaient déjà frappé de sept missiles des infrastructures hydrauliques, provoquant une crue subite de l'Ingoulets, une rivière arrosant Kryvyï Rig, la ville natale de M. Zelensky, qui a dénoncé une tentative de l'inonder.

Des bombardements ont à nouveau visé cette cité jeudi, touchant au moins une fois des infrastructures hydrauliques, sans faire de victimes, a dit le chef de l'administration militaire locale, Oleksandre Vilkoul.

Les Russes "ont probablement ciblé le barrage de Karatchoun" sur l'Ingoulets "pour endommager les ponts flottants ukrainiens plus en aval" dans l'objectif d'entraver la contre-offensive de Kyiv (Kiev en russe) dans la région de Kherson, a estimé le centre d'analyse américain Institute for the Study of War (ISW). 

Dans son rapport de guerre quotidien, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir procéder à un pilonnage massif des troupes ukrainiennes dans la région de Kharkiv. Moscou chiffre à 500 le nombre de victimes ukrainiennes (en 24 heures) sur le front de Mykolaïv et Kherson, dans le sud de l'Ukraine. 

Depuis le début du mois, les Ukrainiens sont parvenus à reprendre plus de 6 000 km² à l’armée russe dans la région de Kharkiv. Dans les localités reprises, des faits présumés de terreur et de torture commis sous occupation russe font surface.

Zaporijjia : le Conseil des gouverneurs de l'AIEA appelle au retrait russe

Le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté jeudi une résolution appelant la Russie à se retirer de la centrale ukrainienne de Zaporijjia, régulièrement cible de bombardements, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Les forces russes ont pris le contrôle du site nucléaire le 4 mars, peu après le début de leur invasion de l'Ukraine.

Le texte, soumis par la Pologne et le Canada, a été approuvé par 26 des 35 Etats siégeant au Conseil, la Russie et la Chine votant contre, a précisé un diplomate contacté par l'AFP.

Sept pays se sont par ailleurs abstenus : l'Afrique du Sud, le Burundi, l'Egypte, l'Inde, le Pakistan, le Sénégal et le Vietnam.

"Le Conseil des gouverneurs a envoyé un message fort à la Russie, l'exhortant à cesser immédiatement toutes les actions menaçant la sûreté nucléaire, à rendre la centrale de Zaporijjia et tout autre territoire ukrainien à Kyiv", a commenté sur le réseau Twitter l'ambassadeur australien Richard Sadleir.

La résolution soutient par ailleurs les efforts de l'AIEA, qui a entamé des consultations avec l'Ukraine et la Russie pour établir une zone de sécurité dans le périmètre de la centrale.

Le Conseil avait adopté une première résolution début mars, avertissant contre "le risque d'un accident nucléaire qui mettrait en danger la population de l'Ukraine, des Etats voisins et de la communauté internationale".

Située dans le sud de l'Ukraine, la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, a été plusieurs fois bombardée ces dernières semaines, Moscou et Kyiv s'accusant mutuellement de ces frappes.

Après des incidents en série et l'arrêt des six réacteurs, la situation s'est légèrement améliorée ces derniers jours avec le rétablissement par les ingénieurs ukrainiens des trois lignes électriques de secours, qui avaient été endommagées, selon l'AIEA qui dispose de deux experts sur place