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La grimpeuse iranienne Elnaz Rekabi acueillie en héroïne à Téhéran

Elnaz Rekabi nie avoir intentionnellement retiré son voile lors des championnats d'Asie d'escalade.
Elnaz Rekabi nie avoir intentionnellement retiré son voile lors des championnats d'Asie d'escalade. Tous droits réservés RHEA KANG/AFP or licensors
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Par Maxime Bayce avec AFP
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L'athlète avait participé la semaine dernière sans voile aux championnats d'Asie d'escalade. Après avoir disparu pendant plusieurs heures, elle affirme finalement que ce n'était pas intentionnel.

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Des centaines de personnes rassemblées pour accueillir celle qui pourrait devenir l'un des symboles de la lutte en Iran. A bord de cette camionnette se trouve Elnaz Rekabi, grimpeuse iranienne qui vient de participer sans voile au championnats d'Asie d'escalade. 

Les images ont fait le tour du monde, de quoi embarrasser Téhéran. Hier durant plusieurs heures, plus aucunes nouvelles de l'athlète. Elle est finalement réapparue à l'aéroport de la capitale iranienne, minimisant la portée son geste.

"J'ai été appelée de manière inattendue et j'ai dû participer. J'étais occupée à mettre mes chaussons et mon équipement technique et cela m'a fait oublier de mettre le hijab que je devais porter", se justifie-t-elle à sa sortie de l'avion interrogée par les médias iraniens.

"Je suis rentrée en paix en Iran, en parfaite santé et selon le programme prévu. Je présente mes excuses au peuple iranien pour les tensions créées", a-t-elle déclaré, ajoutant ne pas avoir "l'intention de dire au revoir à l'équipe nationale".

Elnaz Rekabi aurait-elle été intimidée par les autorités iraniennes, hier, durant les quelques heures de sa disparition ? Impossible de le savoir.

Une chose est certaine, la fin du port obligatoire du hijab est l'un des mots d'ordre des manifestants dans les rues iraniennes. Depuis plus d'un mois et la mort de Masha Amini, des milliers d'entre eux bravent les forces de l'ordre pour demander davantage de liberté dans le pays. 

La répression a fait au moins 122 morts, parmi lesquels des enfants, selon un bilan de l'Iran Human Rights (IHR) basée à Oslo.

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