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Élections en Bulgarie : pas de réel vainqueur, montée du camp pro-russe

Une Bulgare dans un bureau de vote (03/04/23)
Une Bulgare dans un bureau de vote (03/04/23) Tous droits réservés Valentina Petrova/Valentina Petrova
Tous droits réservés Valentina Petrova/Valentina Petrova
Par Euronews avec AFP
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Les conservateurs et libéraux sont au coude à coude à l'issue de nouvelles législatives dimanche en Bulgarie, le cinquième scrutin en deux ans.

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Les conservateurs et libéraux sont au coude-à-coude à l'issue de nouvelles législatives dimanche en Bulgarie, un scrutin également marqué par une montée du camp prorusse à l'ombre de la guerre en Ukraine.

Instabilité en vue

C'est le pire des scénarios, estime Evelina Slavkova, analyste du cabinet d'études Trend : "plus les résultats sont proches, plus il sera dur de former un gouvernement stable", a-t-elle expliqué sur la chaîne Nova Television, alors que ce pays des Balkans votait pour la cinquième fois en deux ans.

Le parti conservateur Gerb de l'ancien Premier ministre Boïko Borissov est crédité d'une très légère avance (de 24 à 26%) sur la liste libérale menée par l'ex-dirigeant centriste Kiril Petkov (autour de 23/24%), selon les projections publiées dans la soirée par quatre instituts de sondage sur la base de dépouillements partiels. Les chiffres officiels ne seront connus que plus tard dans la semaine.

Loin des espoirs nés de la vague de manifestations anti-corruption de l'été 2020, cet Etat de 6,5 millions d'habitants, le plus pauvre de l'UE, s'enfonce dans une coûteuse crise politique sans précédent depuis la fin du communisme en 1990.

Depuis la chute de Boïko Borissov après une décennie au pouvoir, les différentes formations n'arrivent pas à bâtir une coalition durable.

Montée du camp pro-russe

Un marasme accentué par le conflit en Ukraine dans une société historiquement et culturellement proche de Moscou, qui se déchire sur l'aide à apporter à Kyiv.

La jeune formation ultra-nationaliste prorusse Vazrajdane (Renaissance) a profité de ce contexte géopolitique pour poursuivre son ascen  sion. Elle a recueilli de 13 à 14% des suffrages, contre 10% au scrutin d'octobre.

Elle refuse toute livraison d'armes à Kyiv et défend ouvertement l'idéologie du Kremlin, tout comme les socialistes du PSB (de 9 à 10%), héritier de l'ancien Parti communiste qui dirigeait autrefois le pays.

L'abstention a encore été très élevée dimanche, bien que moindre que lors du précédent vote : le taux de participation est estimé à seulement 40%.

Impossible coalition ?

Pour l'expert Andrey Raytchev, de l'institut Gallup International, "la guerre en Ukraine, l'inflation galopante, la pression des partenaires occidentaux" devraient pousser en théorie les premières forces du pays, toutes deux pro-occidentales, à s'entendre.

Mais Lukas Macek, chercheur associé de l'Institut Jacques Delors pour l'Europe Centrale et de l'Est, se dit "sceptique sur une possible issue à moins d'un retrait de Boïko Borissov", jugeant "inquiétante cette spirale d'élections".

Si ce vote n'est pas concluant, les Bulgares devront composer avec un nouveau cabinet intérimaire nommé par le président Roumen Radev, lui-même farouchement opposé à l'envoi d'armement à l'Ukraine.

Même si de fait les usines tournent à plein régime depuis l'invasion russe et exportent indirectement des munitions via des pays tiers.

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