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Les institutions de l'UE commentent peu la démission du Premier ministre britannique

Boris Johnson poussé vers la sortie
Boris Johnson poussé vers la sortie Tous droits réservés Alberto Pezzali/AP
Tous droits réservés Alberto Pezzali/AP
Par Euronews
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L'UE préfère ne pas faire de commentaire sur le départ de Boris Johnson qui avait opté pour une stratégie de tension avec les 27.

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La chute politique de Boris Johnson au Royaume-Uni provoque, dans les couloirs, une certaine satisfaction de l'Union européenne. Toutefois, personne dans les institutions n’estime que les derniers rebondissements à Downing Street changeront la donne sur le Brexit.

Le départ du Premier ministre britannique pourrait cependant donner une nouvelle impulsion tant les relations entre l'UE et Boris Johnson étaient au plus bas.

Pour Garvan Walshe, analyste au Wilfried Martens Centre, le ton brutal du dirigeant sortant s’explique pour deux raisons.

Alberto Pezzali/AP
Le Premier ministre britannique annonce sa démissionAlberto Pezzali/AP

Tout d’abord sa personnalité. "Il est inconsistant, il ment, il ne respecte pas les accords. C'est difficile pour tout le monde de négocier avec lui, y compris ses ministres ", précise-t-il.

Ensuite, "il avait compris que pour maintenir le lien entre le parti conservateur et les électeurs cela nécessitait une ligne dure sur le Brexit. Il a matérialisé cela en étant le plus agressif possible à l'égard de l'Union européenne", ajoute Garvan Walshe.

La question se pose désormais sur le profil de son successeur. Les conservateurs opteront-ils pour le pragmatisme ou la confrontation ?

"La ministre de l'Intérieur, Priti Patel, est probablement celle qui préfère le plus la confrontation, ce serait le pire profil pour l'Union européenne", juge Garvan Walshe. Pour l’analyste, un candidat plus ouvert permettrait de renouer avec des relations plus pacifiées entre le Royaume-Uni et l’UE.

Interrogée par Euronews, la Commission européenne ne souhaite faire aucun commentaire sur la démission du Premier ministre britannique. De son côté, la République tchèque, qui assure la présidence semestrielle de l'Union, souhaite voir Londres respecter ses engagements.

"J'espère que cela ne va pas avoir une influence significative sur la situation actuelle. J'espère que le Royaume-Uni respectera le droit international", précise le ministre tchèque des Affaires étrangères Jan Lipavský.

Une atmosphère de tempête caractérisait les relations entre Boris Johnson et l'Union européenne, et ce depuis son arrivée à Bruxelles comme correspondant pour un quotidien britannique. Il fut l'un des principaux partisans du Brexit et une fois parvenu à Downing Street il n'a eu de cesse de remettre en cause l'accord de retrait britannique au risque de souffler sur des braises toujours brûlantes.

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