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Diplomatie et commerce entre l’Union européenne et l’Amérique latine

Les dirigeants de la la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes et de l'UE
Les dirigeants de la la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes et de l'UE Tous droits réservés European Union
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Par Aida Sanchez Alonso
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La guerre en Ukraine et la question historique de l’esclavage ont monopolisé une grande partie des discussions entre les 27 et l’Amérique du Sud. Malgré ces divergences, les deux partenaires ont aussi conclu des accords de partenariat.

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Malgré les promesses d'investissement et la signature de plusieurs accords, la guerre en Ukraine a lesté le sommet qui s'est terminé mardi à Bruxelles entre l'Union européenne et la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC).

Un pays, le Nicaragua, n'a pas signé la déclaration finale dont l'un des articles fait référence à l'invasion menée par la Russie. Le texte demeure toutefois assez neutre car il ne condamne pas l'agression afin de ménager toutes les sensibilités de part et d'autre de l'Atlantique.

"Nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir pu dégager une position très forte de 60 pays. 60 pays autour de la table UE et CELAC. Et j´ai simplement noté, avec mon collègue qui était le co-président pour ce sommet, Ralph Gonsalves, que seulement un pays n´a pas pu marquer son accord en raison d’un paragraphe", se félicite le président du Conseil européen Charles Michel.

L'autre controverse de ce sommet de deux jours était la référence à l'esclavage. Les dirigeants se sont entendus sur un paragraphe qui reconnaît et regrette les souffrances indicibles infligées à des millions de personnes. Mais il n'est pas fait mention de réparations.

Cette rencontre a tout de même permis de relancer les liens commerciaux entre les deux partenaires. La Commission européenne promet des investissements à hauteur de 45 milliards d'euros. Plusieurs textes ont été signés comme le protocole d'accord avec le Chili pour établir un partenariat sur les matières premières.

"C'est la première fois que nous avons pu discuter et parler clairement d'un mécanisme permettant de mettre fin à l'extractivisme en Amérique latine, cette idée que l'Amérique latine n'est qu'un producteur de produits primaires et qu'elle a toujours été empêchée d'industrialiser ces produits primaires", explique le président argentin Alberto Fernández.

"Moitié plaisanterie, moitié sérieux, il a fallu cinq siècles, mais nous y sommes enfin parvenus", ajoute-t-il.

Avec ces accords et la tenue de ce sommet, le premier depuis huit ans, l'Union cherche à se repositionner sur le continent sud-américain pour ne pas se laisser distancer par la Chine. Pékin est devenu le deuxième partenaire commercial de la région derrière les Etats-Unis et devant l’UE.

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