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Israël ne viole pas le droit humanitaire dans sa guerre contre le Hamas - ambassadeur d'Israël auprès de l'UE

Haim Regev, chef de la mission d'Israël auprès de l'UE et de l'OTAN, le 7 avril 2022 lors d'une réunion avec la commissaire européenne chargée des partenariats internationaux, Jutta Urpilainen.
Haim Regev, chef de la mission d'Israël auprès de l'UE et de l'OTAN, le 7 avril 2022 lors d'une réunion avec la commissaire européenne chargée des partenariats internationaux, Jutta Urpilainen. Tous droits réservés EC - Audiovisual Service
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Par Mared Gwyn Jones
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Cet article a été initialement publié en anglais

Israël "ne viole pas le droit humanitaire" dans sa guerre contre le Hamas à Gaza, a déclaré à Euronews l'ambassadeur israélien auprès de l'UE et de l'OTAN.

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Dans une interview accordée mercredi, l'ambassadeur israélien, Haim Regev a réfuté les affirmations faites la veille par le chef de la diplomatie européenne. Josep Borrell a assuré que couper l’eau, l’électricité et l’accès aux denrées alimentaires dans la bande de Gaza "allaient à l'encontre" du droit humanitaire international.

"Nous utiliserons tous les moyens pour éliminer le Hamas et sauver notre peuple. On ne peut pas lutter contre des terroristes les mains liées dans le dos", insiste Haim Regev.

"Nous allons être très durs, très agressifs. Nous ferons tout ce qu'il faut pour libérer les otages et éliminer le Hamas".

"Nous ferons de notre mieux pour ne pas blesser des innocents. Nous ferons tout cela. Nous sommes un pays démocratique. Nous sommes liés au droit international", ajoute-t-il.

Le Hamas, le groupe islamiste qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a tué plus de 1 000 Israéliens et pris plus d’une centaine d’otages lors d'une attaque inattendue au cours du week-end. Le mouvement est considéré comme une organisation terroriste par l'Union européenne.

Haim Regev assure que l'objectif d'Israël était d'éliminer le Hamas tout en évitant de blesser des civils.

"Le peuple palestinien n'est pas notre ennemi et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter de blesser des innocents", précise l’ambassadeur. "Mais il s'agit d'un environnement très complexe. Le Hamas utilise des innocents comme bouclier humain, et c'est quelque chose que nous prendrons en considération".

"Notre guerre n'est pas contre le peuple palestinien, elle est contre le Hamas", poursuit-il.

Une réponse "sévère" de l'UE est nécessaire

Haim Regev se dit aussi favorable à une révision des fonds accordés par l'UE aux Palestiniens.

Après avoir initialement suggéré lundi qu'elle suspendrait tout soutien financier aux Palestiniens, la Commission européenne a corrigé ses propos pour préciser qu'elle lançait une révision de ses programmes d'aide. Pour Haim Regev, cet examen approfondi était nécessaire pour s'assurer qu'aucun fonds ne tombe par inadvertance entre les mains du Hamas.

"À ce stade, la meilleure chose à faire est d'examiner - comme l'UE a décidé de le faire - l'ensemble de l'aide. Nous ne savons pas pour l'instant où va l'aide", juge le diplomate.

"Nous demandons instamment aux États membres de l'UE et aux institutions de l'UE de poursuivre cet examen et de vérifier exactement où va cette aide".

Josep Borrell a déclaré mardi qu'une "écrasante majorité" des pays de l'UE soutenait la poursuite de l'envoi de l'aide humanitaire et de l'aide au développement dans les territoires palestiniens. L'Autriche est le seul État membre à avoir suspendu son soutien.

L'UE peut jouer un rôle important en faisant "pression" sur le Hamas et veiller à ce que les otages israéliens détenus à Gaza soient libérés, selon Haim Regev.

"En ce moment, le Hamas doit être sous pression, et plus encore, tous les acteurs internationaux et régionaux doivent voir qu'il y a une réponse sévère de la part de l'UE".

Deux "vecteurs" au Moyen-Orient

L'ambassadeur estime que les autres pays arabes du Moyen-Orient ont également un rôle essentiel à jouer pour montrer qu'ils ne peuvent tolérer le terrorisme.

"Il y a deux vecteurs au Moyen-Orient. L'un est modéré - l'Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc et, espérons-le, les Saoudiens - et l'autre est parrainé par l'Iran", résume le diplomate.

"L'Iran soutient le Hamas. L'Iran soutient le Hamas financièrement et politiquement".

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Le niveau de planification requis pour lancer l'assaut à grande échelle au cours du week-end a conduit de nombreuses personnes à s’interroger sur les capacités du Hamas à agir seul. Le Hezbollah, milice armée chiite soutenue par Téhéran et considéré comme l'allié paramilitaire du Hamas, a échangé des frappes avec Israël depuis le début du conflit, ce qui fait craindre une escalade.

En référence à l'affirmation du Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, selon laquelle la contre-offensive israélienne "changera le Moyen-Orient", Haim Regev a confirmé que cela signifiait réduire l'influence de Téhéran.

"Changer le Moyen-Orient, c'est soutenir les forces modérées et arrêter l'Iran, éliminer le Hamas et toutes ces organisations", souligne-t-il.

Interrogé sur les perspectives de mettre fin au cercle de violence entre Israël et les Palestiniens, l’ambassadeur israélien répond que son pays se "concentrait" désormais sur l'élimination du Hamas à Gaza.

"Le Hamas a commis une énorme erreur. Il a mal calculé la force d'Israël et je pense que c'est la fin de cette organisation. Une fois que nous aurons éliminé le Hamas, je ne pense pas que nous reverrons ce cycle de violence à Gaza".

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