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Salvador : pas de favoritisme pour les caïds emprisonnés, jurent les autorités

Salvador : pas de favoritisme pour les caïds emprisonnés, jurent les autorités
Tous droits réservés Salvador Melendez/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Au Salvador, les chefs de gang emprisonnés ne disposent d'aucun privilège. C'est le message que veulent faire passer les autorités, pour démentir les accusations de favoritisme.

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Au Salvador, aucun détenu ne dispose de traitement de faveur, et surtout pas les chefs de gangs.

C'est le message qu'ont voulu faire passer les autorités de ce pays d'Amérique centrale, en invitant des journalistes à filmer en prison.

« Nous sommes du côté de la population, a ainsi martelé Osiris Luna, le directeur général des centres pénitentiaires. Le gouvernement ne conclura jamais d'accord avec les criminels. »

Les journalistes ont pu s'entretenir avec un détenu, José, membre du célèbre gang Barrio 18. Il se plaint des conditions de détention.

« On aimerait être mieux soigné, lance-t-il, pouvoir voir notre famille, ou même seulement avoir des vêtements! Regardez : on n'a même pas d'uniformes. »

Cette opération "transparence" voulue par les autorités est destinée à répondre aux accusation d'un journal local, El Faro, qui a récemment affirmé que le président du Salvador avait lui-même négocié avec les chefs de gangs emprisonnés.

Le deal ? Le chef de l'Etat aurait accordé aux "caïds" de meilleures conditions de détention, et en échange, les chefs de gang incarcérés appelleraient leurs membres à l'extérieur à diminuer la violence.

Le Salvador et les bons chiffres sécuritaires

Le gouvernement du Salvador se targue d'avoir fait baisser le nombre d'homicides grâce à un tour de vis sécuritaire.

Début juin 2019, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique salvadorien comptabilisait 9 à 10 assassinats par jour, contre 4,7 par jour à la fin de l'année.

Le Salvador "est devenu une référence dans la région en matière de sécurité", a claironné sur Twitter le ministre Rogelio Rivas, qui attribue la baisse au "Plan de contrôle territorial" mis en œuvre par le gouvernement.

Ces mesures comprennent notamment un contrôle accru des prisons pour couper les communications avec l'extérieur des chefs de gangs incarcérés, une amélioration de l'efficacité de la police en coopération avec l'armée, et la lutte contre le racket, l'une des principales sources de revenu des bandes criminelles.

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