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Face-à-face tendu en Arménie : le Premier ministre Pachinian dénonce une tentative de coup d'Etat

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Face-à-face tendu en Arménie : le Premier ministre Pachinian dénonce une tentative de coup d'Etat
Tous droits réservés  Stepan Poghosyan/PHOTOLURE
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Mégaphone en main, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian mobilise ses troupes dans les rues de Erevan.

Nikol Pachinian rassemble ses partisans

Il a réuni ses partisans dans le centre de la capitale arménienne pour réaffirmer son autorité, alors que l'état-major de l'armée et l'opposition réclament sa démission.

"Certaines personnes veulent entraîner l'armée dans des processus anti-constitutionnels. C'est une tentative de coup d'État, mais le peuple ne permettra pas un coup d'État militaire en Arménie."

Le peuple ne permettra pas un coup d'État militaire en Arménie.
Nikol Pachinian
Premier ministre arménien

Rassemblement parallèle de l'opposition

L'opposition, de son côté, a tenu un rassemblement parallèle sur la place de la Liberté, où les manifestants entendent rester jusqu'à obtenir le départ du chef du gouvernement.

Cette situation tendue ne laisse pas indifférente la Turquie voisine et ennemie jurée de l'Arménie, qui a tenu toutefois à condamner fermement la tentative de putsch.

''Nous sommes absolument contre les coups d'État ou les tentatives de coups d'État, où qu'ils se produisent dans le monde, insiste le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu. Dans les démocraties, les citoyens, les peuples peuvent critiquer le gouvernement et même exiger sa démission. Ce sont des choses naturelles, mais il est inacceptable que des soldats demandent la démission d'un gouvernement élu".

Il est inacceptable que des soldats demandent la démission d'un gouvernement élu.
Mevlut Cavusoglu
Chef de la diplomatie turque

La défaite au Haut-Karabakh vécue comme une humiliation

Le Premier ministre arménien est sous le feu des critiques dans son pays depuis la défaite militaire face à l'Azerbaïdjan, son rival historique, dans la région disputée du Haut-Karabakh. Cette défaite, qui s'est soldée notamment par la perte de la ville symbolique de Choucha, a été vécue comme une humiliation nationale en Arménie.