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Espagne : survivre face aux violences conjugales

Le 8 mars 2022 en Espagne.
Le 8 mars 2022 en Espagne. Tous droits réservés Bernat Armangue/Copyright 2021 The AP. All rights reserved.
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Par Euronews
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En Espagne, les initiatives pour redonner une autonomie aux femmes victimes de violences se renforcent. Et la fondation Ana Bella en fait partie.

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Macarena García Pérez a été battue pour la première fois la veille de son mariage. Les abus ont duré 23 ans. 

"Agressions physiques, psychologiques, économiques, sexuelles et sociales... tout. Je pense que les agressions psychologiques sont les pires. D'abord, parce qu'on ne peut pas la prouver. Ensuite, parce qu'il faut beaucoup de travail pour surmonter tous ces traumatismes", explique la survivante de violences domestiques. Depuis, Macarena a décidé de porter plainte contre son agresseur.

En Espagne, les initiatives pour redonner une autonomie aux femmes victimes de violences se renforcent. Et la fondation Ana Bella en fait partie.

Ana Bella Estévez est la fondatrice de l'association. Elle regrette le manque de protection par le biais de systèmes de surveillance électronique dont 75 000 femmes auraient besoin.

"Les ressources disponibles ne permettent de fournir des dispositifs qu'à 3 500 d'entre elles. Comment cela est-il possible ? Si, au lieu d'être des femmes anonymes, elles étaient des joueuses de football de première division, des forces de police spéciales seraient dans la rue pour les défendre et les protéger", s'indigne la créatrice d'Ana Bella.

Reprendre confiance en soi

Cette association est un réseau de survivantes, où plus de 30 000 femmes travaillent pour faire changer les choses. Des ateliers sont organisés pour les femmes victimes de maltraitance, comme des cours d'artisanat et des ateliers pour encourager les femmes à se défendre et à reprendre confiance en elles.

Rosa María Núñez Casado est une survivante de violences domestiques et fondatrice d'une autre ONG, "Las desamparadas". Elle témoigne de la peur que vivent certaines femmes, jour et nuit : "j'ai dû me lever à 3 heures du matin car une collègue m'a appelée pour me faire part d'une crise d'angoisse. Le lendemain avait lieu le procès contre son agresseur. Elle a passé un très mauvais moment. Elle était anxieuse, a fait une crise de tétanie, a eu des sueurs froides", raconte Rosa María Núñez Casado.

Les survivantes de violences conjugales réclament davantage d'investissements publics dans les centres d'hébergement et plus d'aide financière, sanitaire et psychologique.

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