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L'OTAN inquiète de ses stocks de munition

Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l'OTAN, et Lloyd James Austin, ministre américain de la Défense
Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l'OTAN, et Lloyd James Austin, ministre américain de la Défense Tous droits réservés Olivier Matthys/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
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Par Euronews avec AP
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Lors d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance, les responsables se sont inquiétés de leur capacité à répondre aux besoins de l'Ukraine.

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L'OTAN sera aux côtés des Ukrainiens dans leur défense contre l'invasion russe aussi longtemps qu'il le faudra. Mais les membres de l'Alliance ne sont pas encore prêts à envoyer des avions de combat. Voilà ce qui ressort du conseil des ministres de la Défense de l’OTAN, mercredi à Bruxelles.

Les ministres de la Défense de l'OTAN, le 15.02.2023 à Bruxelles

Il y a aussi une inquiétude autour du stock de munition qui s’amenuise rapidement à cause de la guerre : "_Nous devons faire encore beaucoup.__Même si nous nous précipitons pour soutenir l'Ukraine dans les mois critiques à venir, nous devons tous reconstituer nos stocks pour renforcer notre dissuasion et notre défense à long term_e" estime Lloyd James Austin, le ministre américain de la Défense. 

Les pays membres de l’OTAN ont relancé les discussions sur le financement de leur organisation. Depuis plusieurs mois, le secrétaire général leur demande d’investir davantage. 

Au lieu de considérer les 2 % du PIB consacrés à la défense comme un plafond, nous devrions considérer ces 2 % comme un plancher, un minimum
Jens Stoltenberg
secrétaire général de l'OTAN

Jens Stoltenberg estime notamment qu'il faut revoir le chiffre de 2% du PIB consacré à la défense pour le considérer comme un minimum : "Une guerre totale est en cours en Ukraine et en Europe, et il y a la menace persistante du terrorisme, les défis que la Chine pose à notre sécurité. Il est donc évident que nous devons dépenser davantage. Ma réflexion à ce sujet est qu'au lieu de changer les 2 % du PIB, je pense que nous devrions passer des 2 % considérés comme un plafond à 2 % considérés comme un plancher, un minimum."

Depuis 2014 et l’annexion de la Crimée par la Russie, les alliés de l’OTAN se sont mis d’accord pour arrêter de réduire les dépenses militaires, comme ils le faisaient depuis la fin de la guerre froide. Els devaient tous consacrer 2% de leur PIB au budget de défense.

Mais beaucoup d’entre eux ne remplissent pas cette obligation : c’est notamment un sujet de litige entre Américains et Européens.

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