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Une intervention terrestre israélienne en vue à Gaza ? Des infos contradictoires ont émané de Tsahal

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Une unité d'artillerie israélienne à la frontière de la bande de Gaza, jeudi 13 mai 2021
Une unité d'artillerie israélienne à la frontière de la bande de Gaza, jeudi 13 mai 2021   -   Tous droits réservés  Ariel Schalit/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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L'artillerie israélienne a bombardé le nord de Gaza, tôt, ce vendredi matin. Objectif : tenter de détruire un vaste réseau de tunnels souterrains du Hamas selon l'armée. Ce pilonnage intensif se rapproche de zones densément peuplées. Tsahal affirme avoir atteint 150 cibles.

Tout semble tendre vers un incursion des troupes israéliennes en territoire palestinien comme en 2014.

Des chars et des blindés sont massés le long de la frontière de la bande de Gaza depuis hier après-midi. Le ministère de la Défense a donné le feu vert à l'armée pour mobiliser 9 000 réservistes. Et la nuit dernière, des informations contradictoires ont émané du porte-parole de Tsahal. Il a d'abord annoncé que des troupes étaient entrées sur le territoire palestinien, puis deux heures plus tard, il a dit le contraire.

Toute la nuit, Tsahal a encore bombardé des cibles du Hamas et le mouvement islamiste a répondu par des tirs de centaines de roquettes.

Les civils palestiniens sont ceux qui pâtissent le plus de ce conflit entre le Hamas et Israël. Selon les autorités sanitaires de Gaza, au moins 109 Palestiniens ont été tués depuis lundi dont 28 enfants et 15 femmes, plus de 620 personnes ont été blessées.

Les pertes sont moins élevées en Israël : sept morts dont un enfant. Et Tsahal l'explique par l'efficacité du bouclier anti-missile, alors que 1 800 roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza.

L'armée israélienne affirme aussi que des roquettes du Hamas tombent parfois en territoire palestinien pour expliquer la mort de civils.

Ce conflit est doublé d'une escalade entre Arabes israéliens et Juifs israéliens dans plusieurs villes. La police israélienne affirme que ce niveau de violence n'avait pas été atteint depuis des décennies.

L'opposition critique le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahou, affirmant qu'il laisse la situation échapper à tout contrôle. Mais ce dernier reste ferme sur tous les fronts :

"Citoyens d'Israël, nous avons affaire à une campagne sur deux fronts. Le premier front : Gaza. J'ai dit que nous exigerions un prix très lourd du Hamas et des autres organisations terroristes. C'est ce que nous faisons et nous continuerons à le faire avec une grande force. Nous n'avons pas dit notre dernier mot, et cette opération se poursuivra aussi longtemps que nécessaire afin de rétablir le calme et la sécurité de l'État d'Israël."

"Le deuxième front : les villes d'Israël. Je répète ce que j'ai dit plus tôt dans la journée. Nous soutenons à 100 % la police, les soldats de la police des frontières et les autres forces de sécurité afin de rétablir la loi et l'ordre dans les villes d'Israël. Nous ne tolérerons pas l'anarchie."

Les États-Unis, le plus grand soutien d'Israël, se sont dits profondément préoccupés par cette violence dans les rues des villes israéliennes.

Le secrétaire d'Etat Anthony Blinken a aussi une nouvelle fois appelé le Hamas à "faire cesser les attaques de roquettes" contre le territoire israélien, et il a soutenu "le droit d'Israël à se défendre".

Le conflit israélo-palestinien a fait l'objet d'un débat au congrès américain où cette position de l'administration Biden a été défendue.

Sources additionnelles • AP, AFP