L’inquiétante situation sanitaire dans les prisons belges

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Par Ana LAZARO
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Surpopulation cacérale, promiscuité et impossibilité de s’isoler, les règles de sécurité sanitaire semblent inapplicables les centres de détention.

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Les détenus font partie des oubliés de la pandémie. Dans certains pays comme en Belgique leur situation était déjà précaire avant le coronavirus, elle est désormais explosive. Les détenus dénoncent le manque d’hygiène. Certains produits élémentaires comme du savon ne sont plus disponibles. Le respect des règles de distanciation sociale est aussi difficile à appliquer dans des établissements où la promiscuité est constante.

Pour le moment les prisons belges comptent 15 cas confirmés de coronavirus. Mais il n’y a pas de certitude sur les chiffres selon les syndicats. "Beaucoup de détenus ont peur de déclarer qu’ils sont malades, ils savent qu’ils seront envoyés dans une autre prison et probablement confinés", explique Grégory Wallez de la CGSP.

Des heurts lors du confinement

Les associations qui travaillent avec les détenus estiment que le pire est peut-être à venir. "La surpopulation est telle que le risque de contamination est très élevé en prison", avertit Céline Lefèvre de l’organisation Genepi.

Des violences ont éclaté au début du confinement dans plusieurs centres de détention. Les prisonniers ne comprenaient pas la suspension des visites et celle des activités qui leur permettaient de gagner un peu d’argent. Le gouvernement belge a décidé de libérer un millier de détenus pour réduire le risque sanitaire. Pour le député fédéral écologiste Gilles Vanden Burre cette réponse d’urgence n’est pas suffisante. "Nous n’avons pas attendu le début de la pandémie pour demander une diminution du nombre de personnes qui sont en prison 24h/24", rappelle-t-il. Le parlementaire souhaite des réponses à long terme.

Dans l’immédiat, les détenus et leur famille se sentent oubliés par les autorités. Ils attendent que le gouvernement tienne sa promesse de mettre en place un système de visio-conférence pour pouvoir maintenir le lien entre les prisonniers et leurs proches.

Journaliste • Grégoire Lory

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